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Le mot du maire

Créer du lien social, notre priorité

Le moteur de notre action municipale est la recherche constante du lien social. Dans cet esprit, avec mon équipe, nous essayons de faire vivre cette démocratie en rendant compte régulièrement de notre action, en vous consultant sur certains sujets. Mais diriger, c’est aussi faire des choix, qui peuvent ne pas plaire, soulever des objections et critiques.
Si je peux les comprendre, les remettre dans un contexte, les atténuer, je souhaite que leur expression se fasse dans le cadre du respect mutuel.

Soyez certains que mon action, notre action, vise la préservation de l’intérêt général. Dès lors, je formule donc un premier vœu, c’est qu’au-delà de nos divergences nous puissions échanger dans un climat serein et pacifique.

Les deux sujets porteurs de craintes sont notre futur éco-quartier et l’ouverture de la rue Jean Holweg.
Pour l’ouverture de la rue Jean HOLWEG, je tiens à le redire clairement : cette ouverture est indispensable en matière de sécurité publique.
Elle permettra également de canaliser la circulation interne d’une partie de notre Commune. Cette ouverture est un projet fort ancien. Il a pleinement son sens. Je tiens à le réaffirmer, je ferai tout pour que cette ouverture ne soit pas un aspirateur à voitures. La phase technique d’élaboration du projet est en cours. Elle fera l’objet d’une large concertation. Je le répète, assumer la direction de la Commune c’est faire des choix dans le cadre de l’intérêt général.

Concernant le futur éco-quartier, les terrains ont été achetés par la SERS. Le permis d’aménager est à l’instruction et nous pourrons commencer l’aménagement du terrain pour recevoir les première voieries d’ici fin 2012. Si tout va bien les premières constructions devraient voir le jour en 2013. Ces logements nous permettront de répondre enfin aux besoins importants que nous connaissons sur Vendenheim comme ailleurs dans notre pays.

Avec mon équipe, nous suivrons pas à pas la feuille de route sur laquelle vous nous avez élu. Bien sûr, le contexte est plus contraint. J’entends vos demandes de maîtrise des dépenses publiques, de non-augmentions des impôts, mais aussi de maintien de la qualité du service rendu. Ce sont autant de directives que j’ai données à mes adjoints et aux services.
Oui, le budget absorbera une grosse partie des augmentations que nous subissons comme vous. Il absorbera également les baisses de dotation de l’état.
Nous utiliserons notre autofinancement et n’aurons pas recours à l’emprunt en 2012 pour financer de nouveaux investissements.

Toutefois, je l’ai dit dans le débat d’orientation budgétaire, je proposerai une augmentation de 1.2% de l’ensemble des taxes locales pour réaliser un équilibre budgétaire obligatoire en contenant au maximum les dépenses de fonctionnement.
Nous rechercherons des économies en matière d’éclairage public en poursuivant la rénovation du parc de luminaire, ce qui nous permettra de diminuer la consommation comme en 2010 et 2011.
Idem en matière de chauffage. Ce chapitre augmente et continuera d’augmenter. Nos équipements conçus à une époque où l’on n’avait pas ce type de préoccupation, sont extrêmement énergivores. Il convient aujourd’hui de les repenser et d’en améliorer leur fonctionnement. Ce sont de futurs projets assez coûteux.

En 2012, nous réaliserons l’aménagement du parvis de l’église catholique.
Fin 2011, l’équipe pour la réalisation du futur parc a été retenue. Celle-ci nous proposera ses premières esquisses et les premiers travaux à réaliser. Cette restructuration est urgente. Je recueille régulièrement les demandes des Mamans qui souhaitent un parc adapté aux petits, des jeunes qui veulent pratiquer les sports de glisse dans un skate parc digne de ce nom, des animations estivales sans bain de pied… Nous ne pourrons pas tout faire d’un coup. Les travaux seront étalés sur plusieurs années en fonction de nos capacités financières.
En 2012, le train, maintenant cadencé à la demi- heure, devrait être plus attractif même s’il reste à améliorer certaines dessertes.
Nous poursuivrons les réflexions sur l’aménagement de la zone commerciale et du Sury.
Nous militerons pour l’arrivée du tram sur pneu à la hauteur du quartier des Perdrix voire jusqu’à la gare.
Les études de la passerelle des Perdrix sur le canal, démarreront. Ainsi que celles sur le percement du tunnel sous la gare.

Autant de réalisations structurantes, qui apporteront du travail à nos entreprises et soutiendront l’économie locale et compléteront l’équipement de la Commune.
Je voudrais terminer mon propos en parlant des retraités. Ils sont trop souvent présentés comme « vieux, privilégiés, égoïstes» par une certaine presse.
Par amalgame, on fait des retraités les prédateurs de leurs propres enfants. C’est injuste car on se trompe de cible. Ne faudrait-il pas élargir le regard et remonter aux causes ? Comment ignorer dans ce débat, le défaut de croissance ?
Les jeunes aujourd’hui connaissent des conditions d’emplois dégradées, et après demain auront une retraite au rabais. Une génération sacrifiée donc. Mais par qui ?
Osons l’affirmer : si les jeunes aujourd’hui connaissent la précarité en tant qu’actif et demain en tant que retraité c’est bien à cause d’une société sans solidarité.

Dans les rapports que nous entendons avoir avec les générations qui nous suivent, je pense que le triple A est à remplacer par un triple I.
Un premier pour « Inconditionnel ». L’homme plutôt que le marché. C’est pour l’avoir trop souvent oublié que nous avons connu et connaissons encore bien des difficultés.
Un deuxième « I » pour Intergénérationnel. Personne ne vit dans une bulle. Les échanges que nous pouvons avoir entre générations sont riches d’enseignements, de fécondité, de qualité. Et s’il faut parler chiffres, parlons-en.
Chaque semaine, les retraités consacrent 23 millions d’heures de garde pour leurs petits- enfants. Ils facilitent ainsi l’activité professionnelle des parents. Chaque année, les aides financières intergénérationnelles intra familiales sont équivalentes aux montants des prestations des caisses d’allocations familiales...
Le troisième « I » est celui d’Infini. L’échange ne se compte pas. Il ne se monnaye pas. Alors, vieux certes. Mais « l’un des privilèges de la vieillesse c’est d’avoir tous les âges » disait Victor HUGO. Privilégiés ? Quand on sait que la moyenne des pensions de retraite est de 1200 € par mois, on s’interroge.

À force de laisser entendre que les retraités coutent cher, on va accréditer que le système des retraites est trop favorable. Le retraité est un privilégié. Il faut donc changer le système basé sur la répartition c'est-à-dire la solidarité inter-générationnelle.
Que vont alors toucher les jeunes actifs actuels qui peinent à avoir une carrière pleine ?
Des réformes sont certes nécessaires.
L’égoïsme est toujours un vrai problème.
Préserver la solidarité sera toujours une bonne solution.

Henri BRONNER
Maire
Vice-président de la CUS


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